Jour n°6

Jeudi 11 septembre



Lever à 5h du matin pour être à l’ouverture des portes du camp à 6h00. Tout le monde est debout au camp.
La nuit à été très difficile, en plus de bruit provoqué par un vent incessant qui soufflait sur les tentes. Marie a eu très peur que celles-ci se déchirent ou s’envolent. Si nous sommes bien à l’heure devant les portes d’entrée, le gardien lui est en retard et ne les ouvrira qu’à 6h15. C’est manqué pour le lever de soleil.

On file à Sossusvlei : la piste est superbe, bien goudronnée. Les 5 derniers kilomètres eux par contre sont bien de la piste : que du sable ! Accessible uniquement aux 4x4. On croisera un oryx de très près, mais on ne pourra pas s’arrêter par peur de s’enliser dans le sable. On verra aussi des dizaines de springboks. Christophe s’en donne à cœur joie dans les dunes. On arrive à Sossusvlei, le paysage est superbe mais il n’est pas aussi splendide que celui qu’on découvrira du coté de Deadvlei à quelques kilomètres à pied de là.

Deadvlei est un endroit superbe et étrange à la fois avec ses arbres morts. Un mélange de couleurs parfait : le bleu du ciel, le rouge des dunes, le blanc du lac de sel asséché et le noir des arbres morts.

Puis nous traversons l’immense lac de sel pour aller à l’affront d’une énorme dune. Nous la prenons non sur la tranche mais de front comme de vrais imbéciles. Le début se passe bien mais la fin est difficile, même très difficile, on fini presque à quatre patte ! Marie et Christophe, avec leurs sacs photos souffrent énormément. Mais le spectacle qui se dévoilera en haut des dunes est grandiose, époustouflant, des dunes rouges à perte de vue.

Laurent et Marie font une pose sur l’arrête pendant que Fatiha et Christophe vont à l’assaut du sommet. Fatiha parait avoir des ailes. Nous sommes tous épuisés mais elle continue à grimper comme une gazelle ! L’absence de sac à dos doit y être pour quelque chose.

La descente se fait bien plus facilement mais les deux derniers kilomètres pour récupérer la voiture sont laborieux. Pas de petite déjeuner, peu d’eau et la fatigue se fait sentir. Le sable qui a été bien réchauffé par le soleil est littéralement brûlant. Sur certain passage au soleil depuis le matin on a l’impression de marcher sur des braises ardentes malgré nos chaussures. Le sable s’infiltre et nous brûle ! On arrive enfin à la voiture où on s’hydrate et se nettoie un peu de tout ce sable qui s’est infiltré partout. Nos lingettes pour bébé acheté en France servent pour la première fois. On refait la route vers le camp où on nous redonnera le même emplacement n°20. On est trop fatigué pour cuisiner. On nous conseille le Sossusvlei Dune Lodge qui est à 6 km. Un très joli endroit où on gare la voiture au loin et un voiturier avec son quad nous conduit jusqu’au Lodge : des bungalows à flan de montagne en face des dunes. On est reçu comme des rois.

On va ensuite au canyon de Sesriem pendant que Laurent reste dormir dans la voiture. Il est beaucoup moins impressionnant que celui de Fish River. On descend dans le canyon à la recherche de la rivière : un vulgaire petit lac. Malgré cela, il fait frais et on est à l’ombre, on appréciera après la chaleur des dunes.

On retourne ensuite au campement, une bonne douche et Christophe par à la chasse photographique : springboks et suricate qui se révélera en fait être un écureuil. Il nous ramène de jolies photos.

Après cette journée bien remplie, on monte les tentes, cuisine, puis au lit de bonne heure.