Dimanche 7 septembre
Petit déjeuner à 7h00 : Pancake, yaourt maison, œufs brouillés et bacon. Visite de la boutique qui aurait été un paradis pour notre ami anglais Hugo : des multitudes de choses faites avec un rien, que de la récupération ! Des radios, des girafes, des animaux de toutes les couleurs. Beaucoup d’objets aussi en fer forgé : de superbes phacochères, éléphants et multitudes d’autres animaux. . Nous partons ensuite faire des courses avant de prendre la route. Le supermarché est un autre monde où il ne vaut mieux pas laisser sa voiture seule. Fatiha et Laurent resteront dedans pendant que Marie et Christophe feront les courses. C’est un supermarché assez bien achalandé, il le sera beaucoup plus que la plupart des boutiques que l’on croisera par la suite. Quelqu’un nous aidera à porter nos courses à la voiture et à les mettre dans le coffre contre quelques pièces.

On prend ensuite la route B1 en direction du sud, les paysages se ressemblent tous : semi désertique sans âme qui vive. Nous ferons notre pique-nique sur une aire d'autoroute au milieu de nul part.
Peu après Keetmanshoop on prendra notre première piste : passage de deux roues motrices en quatre. On sent tout de suite la différence de tenue de route !
Le premier animal que nous croiserons sera une autruche qui nous coupera gentiment la route. Le second sera un oryx que les yeux affûtés de Fatiha découvriront en bord de piste.
Nous arrivons au camping de Hobas où nous nous acquittons des droits d’entrée au parc pour les deux jours et partons à la chasse de notre premier emplacement de camping, car ici ils ne sont pas attribué : premier arrivé, premier servi. On trouvera une place en retrait, en bordure d’une semi forêt à coté de deux campeurs invétérés. La première ouverture des tentes se fera sans aucun problème. Nous n’avons pas le courage de préparer à manger, nous mangerons au kiosque du camping. Au milieu du repas, coupure d’électricité : le générateur nous a lâché. On se retrouve à la lueur de la bougie en compagnie de grosses sauterelles attirées par la lumière. Après une bonne douche, retour aux tentes pour la nuit. Fatiha regagne sa tente avec les deux couvertures volées dans l’avion, son plaid orange et blanc, sa polaire et le duvet emmené par Laurent : il semblerait qu’elle appréhende la nuit et sa froideur. Il sera difficile de s’endormir avec le bruit assourdissant du générateur du camp, la musique des groupes qui se sont installés. Quand le générateur se taira enfin c’est les chacals et leurs hurlements qui prendront le relais.