Jour n°14

Vendredi 19 septembre



Après un petit déjeuner au bar, puis après avoir rangés les tentes, départ pour une petite randonnée à pied au bord des chutes. Nous ne faisons pas la grand randonnée à la recherche des crocodiles suggérée la veille. Le site est superbe, on regrette tous de ne pas avoir pu faire cette ballade la veille au coucher du soleil, occupés comme nous l’étions à réparer nos roues de secours. Les chutes sont immenses, nous n’en avions en fait qu’un très maigre aperçu du camp. Une femme Himba avec son bébé lave le linge au bord de l’eau. C’est toute cette région qui risque de disparaitre. En effet le gouvernement étudie la construction d'un immense barrage hydroélectrique qui inondera toute cette magnifique région, provoquant la disparitions des Himbas, de la végétation et des animaux.

Nous partons ensuite pour Opuwo. On roule tranquille, car on a peur d’une nouvelle crevaison. On croise beaucoup d’Himbas. Ils ont même installé un marché d’artisanat local pas très loin du camping. Une mini-tornade croise notre route.

On arrive à Opuwo où nous faisons notre plein d’essence, puis nous partons à la recherche d’un garage pour remplacer notre roue de secours. On en trouve un mais ils n'ont que des roues d’occasions. On en achète une quand même. Pendant que les garçons surveillent le remplacement du pneu, les filles vont faire quelques courses, histoire d’avoir un peu de viande pour le barbecue du soir. Le lieu est étrange, c’est à coté d’une zone commerciale. S’y croise et s’y mélange Himbas, Herero, touristes.

On retourne au Opuwo Country Lodge, mais cette fois coté camping. On a quand même un superbe emplacement avec de la pelouse verte et une superbe vue sur la vallée. On installe nos tentes et on file après un pique-nique au bord de la piscine. Piscine à débordement divine avec une vue plongeante sur la vallée. On fait les fous et des multitudes de photo malgré la froideur de l’eau. On passe un après midi au calme, à siroter des Appletizer, des Cocas et des bières avec des glaces à la vanille et au chocolat noir fondu.

Retour au camping pour notre barbecue et un coucher tôt. Laurent s’est fait un copain : un chat famélique qui nous colle toute la soirée malgré ses cris et ses courses poursuite à coup de torchon. Le chat gagne son surnom de "copain-copain", ce qui fait enrager Laurent.