|
|
Jour n°12
Mercredi 17 septembre![]() Réveil très matinal au camping. Marie réussi à prendre en photo les deux petites bêtes qui ont élue domicile prés des toilettes. Ce ne sont pas des écureuils comme elle le pensait au départ mais des damans.
On reprend la route. Les paysages sont différents, savane, et on verra même des baobabs ! Sur le bord de la route on croise d’immenses termitières. Parfois elles sont couleur bois, d’autres couleur sable clair ou bien rouge. Nous apercevons souvent au loin des villages Himbas. Coté animaux on croisera des oréotragues, des écureuils et de nombreux oiseaux. ![]() Vers 12h30 on arrive à Opuwo. Une ville très étrange, un mélange de population très surprenant : des Himbas, des Héréros, des jeunes "modernes"; un mélange très surprenant.
La première station service où on veut faire le plein n’a plus de gasoil. On s’arrête ensuite à un site d’information pour avoir un guide pour l’après midi. C’est une petit cabane ouverte au milieu de la rue avec la porte ouverte et un gars dans un canapé devant. La rue est envahie d’enfants qui jouent. Il y a tout autour beaucoup d’habitation très précaires. On va ensuite au Opuwo Country Lodge pour réserver la nuit. Il n’y a plus de camping disponible, il ne leur reste plus que des "Luxury Rooms". On a donc droit au grand luxe : cela tombe bien car Laurent est malade depuis le matin, un début d 'angine. Lui et Fatiha profite de l’hôtel pour le reste de la journée. Il est sur un site exceptionnel avec une vue éblouissante. ![]() Pendant ce temps là, Marie et Christophe retrouvent le guide devant la cabane touristique. C’est en fait un ancien Himba, qui pendant la colonisation a été comme beaucoup d’enfant Himba enlevé de son village pour être placé en institut pour recevoir une éducation différente. Il parle quelques mots de français et il est ébahi par le GPS de Christophe. On lui montre les kilomètres parcourus depuis notre arrivée en Namibie et on s’aperçoit en fait qu’il n’a jamais quitté Opuwo et ses environs.
Avant de partir nous allons dans un supermarché ou nous achètons de la nourriture : farine, sucre , sel et autres condiments. Nous partons pour le village Himba, berceau de la civilisation comme nous l’a clamé notre guide auparavant, en nous félicitant de venir en Afrique. Le village est à une quinzaine de kilomètres d'Opuwo. Il comporte une dizaine de huttes. Le guide nous demande de rester dans la voiture pendant qu’il va voir le chef du village. Les hommes ne sont pas dans ce camp qui est un camp principal pour aller retrouver un camp secondaire où se trouve le bétail. Il n'y a guère que des femmes, des très jeunes enfants, quelques adolescent et vieillards.
![]() Après quelques minutes, le chef accepte de nous recevoir et nous remercie pour la nourriture offerte. Nous pouvons sortir de la voiture et allons les retrouver. Ils sont tous assis sous un arbre à l'ombre. Le guide fait les présentations. Nous leur disons "moro" qui signifie "bonjour" en Himba. Les femmes nous posent différentes questions : d’où on vient, notre âge, si on à des enfants. Un petit bébé qui doit avoir entre un et deux ans s’approche et monte sur les genoux de Marie, puis ne la lâche plus de l’après midi. On discute avec les femmes Himbas qui se sont regroupées autour de nous. Le guide nous explique leur coutumes, leur mode de vie, leur coiffures. Le bébé que Marie a dans les bras à une grosse blessure au pied que me montre un enfant un peu plus grand (4 ou 6 ans), celui qui a notre accueil nous reprenait en riant sur notre façon de dire "moro". En fait, le bébé s’est brulé avec un feu, nous explique le guide. Sa maman nous demande de le soigner. A l’aide de la trousse à pharmacie de la voiture, Marie nettoie son pied, y met une crème contre les brulures et le bande, tout en le montrant à sa maman. Nous lui laissons ensuite la crème pour les brulures et de quoi refaire le bandage.
![]() Le guide nous emmène ensuite visiter le reste du village : l’enclos où sont conservés leurs vaches pour le rituel sacré lors d’événement particulier. La viande consommée habituellement est celle de chèvre, et non pas celle de vache. Les vaches sont là pour le lait. Il nous accompagne après dans une hutte où nous rencontrons une femme en train de préparer de l’ocre. Les Himbas s’enduisent trois fois par jour tout le corps de cet ocre pour se préserver le corps du soleil, des moustiques et des maladies. Elle s’en sert aussi avec d’autres herbes pour préparer du parfum dont elles se servent comme déodorant. Cette poudre mêlé avec de la cendre sert à infuser leurs vêtements. Elle applique de l’ocre sur le bras de Marie, et rigole de la voir si blanche. Quand nous sortons de la hutte elle insiste pour que Christophe prenne une photo de Marie et elle. Elle rie beaucoup en se voyant sur l’écran de l’appareil photo. Toutes les femmes et les fillettes nous attendent en rond assis dans le sable avec des bijoux et leur artisanat pour nous proposer de faire des achats. On achète des bracelets et un porte clé fait avec une sorte de graine avec un éléphant gravé dessus. En partant la maman dont on a soigné le bébé insiste énormément pour donner son enfant à Marie ! Insistant sur le fait qu’on a pas d’enfant, que marie a l’air de beaucoup les aimer et qu’il grandira mieux en France. C’est un drôle de moment très éprouvant. Marie quitte le village bouleversée et avec un T-shirt blanc transformé en couleur ocre.
![]() Nous quittons le village pour retrouver notre hôtel ou nous assistons à un magnifique coucher de soleil sur la vallée. Nous prenons notre repas au restaurant du Lodge. On mange du koudou, et Fatiha prend du kingklip, un poisson local. Puis nous regagnons nos superbes chambres pour profiter de leur charme.
|